Les Trocadéro men et les interdictions de séjour fictifs

Depuis la création du BDP en 1998, on peut dire sans risque de se tromper que son leader Daniel Mengara  est celui qui, au sein de la diaspora gabonaise, a le plus donné l’insomnie au Régime des Bongo. Daniel Mengara a, à plusieurs reprises, humilié Omar Bongo qui cherchait à le rencontrer.

Pour mémoire et pour ceux qui  ne se sont rendus compte de la misère des gabonais qu’après la mort  d’Omar Bongo et après la mise à l’écart de leurs parents par Ali Bongo.  Pour mémoire, je disais, Bertrand Zibi, qui est devenu un héro national pour certains aujourd’hui, avait tendu un piège à Daniel Mengara, son frère de Minvoul , en voulant le forcer (certainement après avoir reçu de l’argent) de prendre Omar Bongo au téléphone. Ce jour là, Omar Bongo, le tout puissant, eut la honte de sa vie, car le petit Daniel Mengara lui avait tout simplement raccroché au nez.

Nous avons aussi assisté à la mésaventure de Mike Joctane aux Etats Unis quand ce dernier, envoyé par Omar Bongo, voulait convaincre Daniel Mengara d’aller rencontrer le dictateur. Ali Bongo, himself,  a eu droit aux mêmes humiliations quand en 2009 il demandait à rencontrer Daniel Mengara après l’avoir séquestré au Méridien Ré-Ndama.

En 2005 moi Curtis Mabika (à visage découvert, sans me cacher derrière un faux nom) j’ai créé un site internet que j’avais appelé « le Mamba, armée de Libération Nationale ». Un simple site internet qui a fait trembler André Mba Obame (ministre de l’intérieur de l’époque) et Ali Bongo (ministre de la défense de l’époque) au point où, par le biais du CNC, ils avaient pris la décision d’interdire l’accès au Gabon des sites du Mamba et du BDP. Des sites « subversifs » selon eux.

La création de ce site internet avait également valu aux membres du BDP de l’époque d’être fichés en France. Ainsi, Madame Félicité Vincent, le Docteur Bruno Ella et les autres, furent à plusieurs reprises convoqués par les services français qui apparemment nous avaient listés, certainement à la demande du régime des Bongo, comme un mouvement terroriste.

Malgré ce qui précédé et sans avoir négocié quoi que ce soit avec qui que ce soit, en 2009 Mengara avait effectué deux voyages au Gabon sans être emprisonné. Il y est retourné en 2015 sans être inquiété. Bruno Ella s’y est également rendu sans être arrêté ainsi que Mme Félicité Vincent et moi-même, à plusieurs reprises.

De nos jours, pour être allé danser un samedi au Trocadéro, ou pour avoir fait une vidéo sur Facebook, certains viennent crier sur la toile pour dire qu’ils sont interdits de séjour au Gabon et que s’ils y vont, Ali Bongo va les arrêter à l’aéroport. Vraiment !

 « Moi que vous voyez là, Ali Bongo m’attend, je ne peux plus rentrer dans  mon pays sinon on va m’arrêter dès que je descends de l’avion » Ah les gabonais ! Avec cette façon de vouloir se rendre important et avec une telle peur, injustifiée, au ventre, ce sont ceux là qui demandent au peuple de descendre dans la rue. A cette allure le changement semble être encore bien loin de nous.

Comme le dit Lewis Ekome: « Que les kounabélistes du #Trocadero qui prétendent ne plus pouvoir aller au #Gabon arrêtent de distraire les gens… Nul n’est inquiéter à l’aéroport à moins d’être un escroc! »

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