« rentrez chez vous » Jean Ping chasse la foule

« Merci, merci, merci, le président de la république vous demande de regagner vos différents domiciles comme vous êtes venus, dans le calme, sans céder aux provocations»

C’est avec ces mots que s’est achevé le rassemblement qu’il y a eu au domicile de Jean Ping suite à son retour au Gabon après un voyage à l’étranger. Une foule immense, prête à en découdre, à ainsi été démobilisée et sommée de rentrer à la maison dans le calme.

A cette allure, les policiers et autres milices d’Ali Bongo peuvent  se reposer en toute tranquilité. Le « président élu » himself se chargera du maintien de l’ordre, il se chargera de disperser les foules après les meetings tout en s’assurant que les gens rentrent chez eux dans le calme, sans répondre à une quelconque provocation.

Ce énième appel au calme au moment où, face à la barbarie d’Ali Bongo, il faut plus que jamais, fragiliser le régime en rendant notamment le pays ingouvernable, nous laisse sans voix et nous emmène à nous poser des questions sur l’agenda réel de Jean Ping.

Face à une dictature déterminée et impitoyable telle que celle qui sévit au Gabon, lorsque la légitimité populaire se trouve de votre coté, il est incompréhensible que vous puissiez appeler une telle foule au calme si vous souhaitez réellement, comme Laurent Gbagbo en 2000, arracher le pouvoir à l’usurpateur.

Ali Bongo étant en déplacement, Jean Ping devrait tout simplement prendre les devants et demander à la foule de l’accompagner récupérer son fauteuil au palais présidentiel du bord de mer. Ce rassemblement devrait ainsi être le point de départ de révolution gabonaise. Les gabonais devraient à partir de ce rassemblement investir les rues de Libreville jusqu’à la chute d’Ali Bongo qui ne devrait plus être autorisé à rentrer au Gabon. Mais, Jean Ping dont les intérêts économiques et familiaux se confondent avec ceux des Bongo veut-il réellement qu’un tel scenario puisse avoir lieu dans notre pays?

Le discours de Jean Ping, lui-même, a, une fois de plus, été superflu. A part les traditionnels «restez mobilisés», «2016 ne sera pas 2009» etc. aucune indication claire sur la suite à donner aux événements. Personne ne sait toujours comment « le président élu » qui s’apprêterait désormais à lancer ses troupes dans la bataille des législatives, sans avoir fait le bilan de la présidentielle, arrivera au palais du bord de mer.

Une chose est sûre, Jean Ping qui serait également sur le point de mettre en place un «shadow cabinet » (gouvernement de l’opposition) n’envisage pas une insurrection. Il l’a dit lui-même: «je fais le bruit à gauche pour attaquer à droite», la droite étant la participation à une élection législative organisée par un régime dont il dit ne pas reconnaitre.

A plus de 70 ans, le « j’irai jusqu’au bout » de Jean Ping apparait désormais comme du véritable bluff, une distraction de plus de la part de quelqu’un qui, visiblement, esquive tout bonnement le boulevard que lui crée le peuple pour accéder au pouvoir.

Face à cette situation et étant revenu à la case de départ, celle d’avant la présidentielle, il est plus que jamais urgent d’envisager une destitution d’Ali Bongo par le biais d’une assemblée constituante, avant de mettre en place une autorité de transition qui se chargera d’organiser de nouvelles élections.

2 Comments

2 thoughts on “« rentrez chez vous » Jean Ping chasse la foule

  1. Lewis vladimirovitch dit :

    Rien d’étonnant Curtis, il a ses interets dans ce régime, certains ont tendance à l’l’oublier.
    #DeltaSynergie
    #Sinohydro

  2. Norbert EPANDJA dit :

    Mr Curtis MABIKA, quand on aime pas quelqu’un, il est inutile de parler de lui, que d’inventer sur lui des choses situées aux antipodes de la vérité.

    Quand est-ce Jean PING a-t-il chassé la foule ? J’ai suivi du début à la fin son arrivée, je ne l’ai pas constaté. Et, si je vous comprends bien, vous auriez souhaité qu’il demanda à cette foule d’aller dans rue se faire massacrer par la Garde et les milices d’Ali ?

    Je ne suis pas un intellectuel comme vous, dieu merci, parce que c’est vous les intellectuels qui avez tué ce pays avec vos théories et vos réflexions irréalistes.

    Le peuple gabonais veut de l’alternance au pouvoir. Ce n’est pas Jean PING qui les intéresse. Sauf que c’est lui qui a été élu, le 27 août dernier. Voilà pourquoi, nous sommes derrière lui.

    Il ne faut pas oublier que nous sommes face à un pouvoir cinquantaine. Pensez-vous qu’on peut l’enlever facilement ?

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